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Art & Culture / Photographie

Livre | Vivian Maier, street photographer

L’histoire de Vivian Maier me trouble et me passionne (lire le résumé plus bas).
Je suis admirative de son travail, impressionnée par les images que je découvre au fur et à mesure qu’elles nous sont dévoilées. Ses photographies me parlent: des photos à la fois réalistes et belles. J’aime le soin apporté – entre autres – à la recherche de cadrages. Je suis très sensible à la façon dont Vivian Maier photographiait les scènes de vie et les gens dans la rue, le regard qu’elle posait sur le monde de son époque, sa manière de photographier les personnes en les montrant tels qu’ils sont dans leur environnement.

Je me sens attachée à cette femme (et à son histoire) que je ne connais pas, dont je découvre la vie et la vision à travers ses photographies. J’ai cette sensation qu’elle arrêtait le temps en photographiant ce qui l’entourait et ce que les autres ne voyaient pas ou n’avaient pas le temps de voir. Je m’attarde également souvent sur ses autoportraits qui révèlent (finalement) si peu sur cette femme mystérieuse et talentueuse, en espérant pourtant en apprendre plus sur qui elle était vraiment.

A la fin de l’année 2007, John Maloof, un jeune agent immobilier de 25 ans (…) court les salles de ventes et finit par acheter pour 400 dollars un énorme lot de négatifs (trente mille négatifs, des dizaines de rouleaux de pellicule et seulement quelques tirages réalisés dans les années 1950-1960). (…)
John Maloof ressort les négatifs, les numérise par centaines et examine les milliers de pellicules encore embobinées. Il prend contact avec la maison de ventes aux enchères pour retrouver les acheteurs des autres lots et il les leur rachète et acquiert au total plus de 100.000 négatifs. (…) Il la questionne aussi, désireux de connaître cette mystérieuse photographe dont il a aperçu les autoportraits impressionnés sur la pellicule 30 ou 40 ans plus tôt. Il apprend que ces cartons appartenaient à une dame âgée et malade dont on ne connaît pas le nom et il ne poursuit pas à ce moment-là ses investigations. En avril 2009, John Maloof découvre dans un carton une enveloppe d’un laboratoire de photo portant le nom de Vivian Maier écrit au crayon. Il tape le nom de Vivian Maier sur le moteur de recherches Google et apprend par un avis de décès paru quelque jours plus tôt dans le Chicago Tribune qu’elle est décédée à l’âge de 83 ans. Les frères Gensburg, que Vivian Maier a élevés de 1956 à 1972 et qui se sont occupés d’elle dans les dernières années de sa vie, ont fait publier cette notice nécrologique : « Vivian Maier, originaire de France et fière de l’être, résidente à Chicago depuis ces cinquante dernières années, est morte en paix lundi. Seconde mère de John, Lane et Matthew. Cet esprit libre apporta une touche de magie dans leur vie et dans celles de tous ceux qui l’ont connue. Toujours prête à donner un conseil, un avis ou à tendre une main secourable. Critique de film et photographe extraordinaire. Une personne vraiment unique, qui nous manquera énormément et dont nous nous souviendrons toujours de la longue et formidable vie. » (…)
Vivian Maier a réalisé au cours de sa vie près de 120 000 photos de rue, sans les avoir vues elle-même pour une bonne partie puisqu’elle n’a pas toujours eu la possibilité ni les moyens financiers de développer ou de faire développer ses négatifs. Elle n’a pas montré ses tirages, n’a pas parlé de son travail et a fortiori elle n’a jamais tenté de tirer profit de ses clichés. Le nombre des négatifs contenus dans ses cartons se monte au total extraordinaire d’environ 120.000 négatifs car un peintre, amateur de brocantes à Chicago, Jeffrey Goldstein, ayant appris au printemps 2010 la découverte du travail de Vivian Maier, prend contact avec un enchérisseur qui avait participé à la vente de Chicago de 2007 et lui rachète 19.000 négatifs,1.000 tirages et 30 films. (…)
Ainsi naît une légende, celle d’un génie de la photographie découvert après toute une vie de prises de vue, un maître de la photographie de rue qui a passé toute sa vie dans l’anonymat comme nounou à New-York où elle est née et à Chicago où elle est morte décédée. John Maloof et Jeffrey Goldstein qui possèdent tous les clichés de Vivian Maier vont faire vivre leurs trésors en créant des sites internet dédiés à cette grande photographe,en publiant des livres,en organisant des expositions, en créant des films, etc. Deux livres font connaître cette existence oubliée et cette oeuvre extraordinaire : “Vivian Maier : Street Photographer”(..) avec des photos appartenant à la collection de John Maloof et “Vivian Maier : Out of the Shadows” de Richard Cahan et Michaël Williams (…) avec des photos appartenant à la collection de Jeffrey Goldstein.”
– Source Wikipédia

Je vous conseille de découvrir et de parcourir son travail grâce aux deux premiers livres parus à ce jour, remplis de belles photos, des portraits et de la photo de rue en noir et blanc.

Vu la quantité de photos à disposition, il est évident que des expositions et de nombreux autres livres verront le jour.


Commander “Vivian Maier : Street Photographer“, aux éditions powerHouse Books.
Commander “Vivian Maier : Out of the Shadows“, aux éditions Cityfiles Press.


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